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RECHERCHES SUR MOLIÈRE.
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promettoit une suite aussi parfaite.... et ce fut dans ces moments que je formai le dessein de le continuer....
« J'avouerai en tremblant que le troisième acte est mon ouvrage, et que je Tai travaillé sans avoir trouvé dans ses papiers, ni le moindre fragment, ni la moindre idée. Heureui, s'il m'eût laissé quelque projet à exécuter! Tout ce que je pus conjecturer, ce fut qu'il avoit tiré Méiicerte de l'histoire de Timarette et de Sésostris qui est dans Cyrus. Je le lus avec attention, et là-dessus je traçai mon sujet. » Il faut donc ajouter. le Grand Cyrus de Madeleine de Scudery à Y Alaric de son frère, que nous avons déjà vu dans la bibliothèque de Molière.
Guérin fils mourut, suivant les frères Parfaict vers la fin de l'année 1707 ou au commencement de 1708, sans laisser d'enfants de la niècî d'un curé qu'il avait épousée1 ; Guérin du Tricher survécut à son fils jusqu'en 1728. On trouve dans le premier testament de M. de Montalant2 un legs de deux cent cinquante livres de rente fait à deux demoiselles Poquelin « pour en jouir lorsque le douaire de la damoiselle Guignard, veuve en premières noces du sieur Guérin et en secondes du sieur Belin sera éteint. » M. de Montalant, avait hérité de cette rente après la mort de Guérin père et le titre en existe parmi ses papiers8. On n'a jamais dit que Guérin du Tricher se soit remarié et il est probable que cette demoiselle Guignard, veuve Guérin, est la femme de Guérin fils; suivant les frères Parfaict, elle vivait encore en 1748. C'est chez cette veuve Guérin et non chez la veuve de la Grange, comme le prétend Grimarest, que devaient se trouver en dernier lieu les papiers de Molière s'ils existaient encore.
Les cousins germains de Madeleine Poquelin ne figurent pas à son contrat de mariage. Molière en gardant par devers lui les titres constatant le prêt fait à son père avait été cause
1. Histoire dû Théâtre François, tome XIV, page 367.
2. Document n° LXII. —3. Document n° LXV, cote vingt-sept.
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